Mon histoire citoyenne a commencé par les témoignages du passé.
Investi pour la préservation du souvenir français et pour le devoir de mémoire, afin de lutter contre l’oubli, c’est ainsi que j’ai d’abord commencé ma mission de citoyen lorsque j’avais 14 ans, car je croyais déjà que l’on incarnait la mémoire en vivant français.
Depuis tout jeune, je portais la voix d’ancien.nes combattant.es en lisant des textes/poèmes/témoignages de celles et ceux ayant marqué l’Histoire française de 1914 à 1945 lors de commémorations à Châteaulin, la ville où j’ai grandi, ou ailleurs.
Puis j’ai donné une portée plus large à ma mission de citoyen en devenant Conseiller Régional des Jeunes de Bretagne, à 16 ans.
Au fil de ma vie, le regard que je portais vers le monde a pris une direction particulière, celle de l’Art et de la Culture, me rendant davantage amoureux de ma France.
Alors je suis devenu étudiant en Théâtre, Cinéma et Audiovisuel à la Sorbonne Nouvelle, à Paris.
J’ai fondé mon propre parti (a)politique, La Ligne, à 19 ans, représentant mon identité et mon essence.
Dans la même période, j’ai décidé de candidater aux élections européennes, afin d’être une voix pour les Jeunes des Quartiers Populaires, les Jeunes des Territoires Ruraux, les DROM-COM et la Bretagne.
Je voulais représenter ceux et celles qui m’ont vu naître et qui m’ont fait grandir, tout en réparant les erreurs et crimes que la Bretagne a commis par son passé colonialiste.
À 20 ans, j’ai candidaté aux élections législatives françaises car, pour moi, il était impératif que la jeunesse puisse être représentée et que sa parole puisse être portée, tout en préservant les identités politiques individuelles de la France.
Quelque temps après, je suis devenu Conseiller Régional des Jeunes d’Île-de-France, en gardant comme cap la nécessité de représenter la jeunesse de ma région d’accueil.
Aujourd’hui, à 21 ans, je suis candidat aux élections municipales de Paris, pour le 5ᵉ arrondissement, avec comme ligne directrice : faire du 5ᵉ le Panthéon des Jeunes, des Artistes, des Artisan.es et des Familles !
Si j’ai décidé de m’engager en politique, c’est car je souhaite être une réponse face à ces politiques qui s’effondrent, ne sachant plus représenter la France et imposant leurs décisions, crachant sur la démocratie et divisant les français.es à travers leurs lois liberticides et leur fascisme assumé.
Je lutte donc contre l’autoritarisme fasciste dans lequel l’Europe et le monde sombrent.
Cet amour que je porte pour la France m’a amené à l’incarner.
À me battre pour elle, pour l’éveiller spirituellement, pour la faire rayonner culturellement, portant haut et fort ses valeurs, préservant sa dignité et sa souveraineté.
Une souveraineté qui s’exprime par sa puissance, par son armée et par son ouverture d’esprit, le pays des sciences d’esprit.
La France que j’aime, la France d’où je viens est celle des couleurs, des cultures et de l’Ailleurs.
Un ailleurs que l’on retrouve par nos visages et ces langues que l’on parle à travers nos régions et nos îles.
Me battre pour elle, c’est me battre pour celles et ceux qui se reconnaissent en elle.
C’est me battre pour cette jeunesse, pour ces arts, et pour cet amour que la France sait tant représenter.
La France, c’est cette sœur des nations du monde. Mère de la République.
La France que je défends est une France fière de son peuple.
Me battre pour elle, c’est aussi me battre contre la droite et ses dérives.
C’est réformer la gauche.
Mes combats sont les témoins du passé colonialiste de la France.
Mes combats sont pour celles et ceux que l’on a tant considérés comme des minorités,
Pour ces peuples que l’Histoire a tenté d’effacer,
Pour ces femmes, nos sœurs, nos mères et nos grands-mères que la société a tant déshumanisées, invisibilisées et contraintes de vivre dans un système patriarcal.
Pour ces couleurs que l’Homme blanc a essuyées par le sang,
Pour ces croyances et religions que la parole a manipulées,
Pour ces humain.es cherchant de l’espoir en France à qui l’on a claqué la porte,
Pour ces cultures que la peur a éradiquées,
Pour ces sexualités, orientations amoureuses et genres que la société a enfermés,
Pour nos adelphes que la France a colonisés,
je porte vos voix,
et ici, je les écris et les trace en une ligne, celle que j’ai tracée des yeux lorsque je regardais vers l’horizon, vers l’espoir, par l’amour, en une Ligne, parce qu’il est temps d’arrêter de laisser les générations précédentes dicter notre avenir et notre monde.
Il est temps d’arrêter de les laisser parler à notre place.
Nous, Jeunesses, sommes l’avenir de ce pays, l’avenir de ce monde.
Ne laissons personne nous diviser au service de leur ego.
Ne partons pas en guerre pour ceux qui, gaiement, errent aux côtés des un.es et des autres, sur les cendres de ceux et celles qui ne se connaissent pas.
Ne laissons pas les vieux diriger notre monde, nos pensées, nos corps et nos libertés.
Toustes sur la même Ligne,
vers la même direction.
Nous sommes la Génération Z, nous sommes ce pont entre le monde d’avant et celui de demain.
Ne laissons pas les générations précédentes dicter notre avenir et notre interprétation du monde.
Il est temps d’arrêter de les laisser parler à notre place.
Demain s’écrit avec nous, nous sommes le Z, cette dernière lettre de l’alphabet, prêt.e.s à écrire l’alphabet qui composera le monde d’après.
La Grande France s’écrira par La Ligne, par la parole de cette Génération Transitoire.
Je suis Evann Gorel et telle est ma voix(e). Telle est ma Ligne, La Ligne, celle que j’ai tracée en ayant la mer pour horizon.

